Benoit BOUR

Le gui

Aucune plante n’est auréolée d’autant de valeur symbolique que le gui. Ses boules blanches qui mûrissent ponctuellement en décembre réjouissent le regard et insufflent l’esprit de Noël. Les Celtes le vénéraient, convaincus que cette plante sacrée était née de la lune. Pendant le solstice d’hiver, au sixième jour de la nouvelle lune, un druide vêtu de blanc coupait le gui, sur les chênes uniquement, à l’aide d’une serpe en or. Les précieuses branches tombaient sur un drap blanc : elles ne devaient en aucun cas entrer en contact direct avec la terre.